4 Juin 2019
Un élève peut-il arrêter l'option latin au bout d'un an, ou changer son fusil d'épaule en 5ème par un abandon de la classe bilangue par exemple et demande de retour en 5ème avec une LV2 "normale" et proposée dans le collège compte tenu de circonstances particulières ?
Une avocate que je cite assez souvent et qui propose ses services aux parents d'élèves en conflits avec des "difficultés de l'École" à souvent répondu à cette question et certains Tribunaux administratifs (Versailles, Amiens") ont précisé le droit.
Que faire si un principal du collège refuse ce choix lorsqu'il est demandé en fin d'année par les parents ?
La réponse de cette avocate :
L'abandon du latin à l'issue de la classe de 5e ou autre est possible. En effet, aucune disposition de nature législative ou réglementaire ne fait obligation aux élèves de 4e ou autre de poursuivre un enseignement optionnel, quel qu'il soit, au seul motif qu'ils l'auraient commencé en classe de 5e.
Il convient d'informer par écrit le chef d'établissement de l'arrêt de cet enseignement optionnel, en fin de 5e ou avant la rentrée de 4e, en faisant valoir que cet abandon est fait dans l'intérêt de la scolarité de l'élève .
En cas de refus du chef d'établissement , il faut aviser le directeur académique.
A cette réponse est jointe un modèle de lettre au DASEN. Je vous mets ci dessous ce modèle.
Modèle de courrier en cas de refus par le chef d'établissement qu'un élève arrête l'option latin en fin de 5e
(copie à la direction des services départementaux de l'Éducation nationale)
À l'attention de Monsieur le Principal,
Monsieur le Principal,
Nous nous permettons d'intervenir auprès de vous en notre qualité de parents de XXXX. Par courrier en date du .............., nous vous avons informé que XXXXXX ne continuerait pas l'option latin en 4e.
Vous êtes parfaitement informé que l'arrêt de cet enseignement optionnel est motivé par les difficultés familiales que rencontre XXXXX.
Aucune disposition de nature législative ou réglementaire ne fait obligation aux élèves de 4e de poursuivre un enseignement optionnel au seul motif qu'ils l'auraient commencé en classe de 5e.
Or, bien que vous ayez été prévenu de l'arrêt de l'option latin, c'est à tort qu'à plusieurs reprises, votre établissement a obligé XXXXXX à suivre le cours de latin.
En conséquence, nous vous remercions de nous confirmer que vous avez pris acte de l'arrêt du cours de latin par XXXXX, et de cesser immédiatement, à réception de la présente, toutes démarches à l'encontre de ce dernier visant à l'obliger à suivre cette matière.
Veuillez agréer, Monsieur le Principal, l'expression de nos salutations distinguées.
by XXXXXX avocate en droit de l’éducation.
Ainsi pour d'autres questions similaires sur ces options (paiement par l'Educ Nat d'une option non offerte dans l'établissement commencée ailleurs puis suite à déménagement non présente au nouveau collège par exemple, attitudes un peu musclée de professeurs par peur de disparition de leur discipline et "sanctionnant" l'abandon de l'option alors que la réponse à la question ne relève que d'une décision du Chef d'établissement, demande de dispense d'option en cours d'année pour raison X ... etc ...) la réponse en terme de textes et de droit est toujours la même :« il résulte des dispositions combinées ci-dessus rappelées du code de l'éducation [L. 131.1 et L. 511.1] et de l'article 3-5 du décret susvisé du 30 août 1985 qu'un élève est tenu de suivre les enseignements correspondant au programme et figurant dans l'emploi du temps de l'établissement scolaire dans lequel il est inscrit."
Pas plus, pas moins. Alors après il appartient au Perdir de deviser et convaincre parents, élèves, salle des profs et groupe des profs de la discipline pour ensuite prendre la décision, qui au regard des textes lui appartient (je lis régulièrement dans NéoProfs des saillies appelant à se substituer aux Perdir ...) .
question subsidiaire : un élu au nom du Parti XXXX peut il sans se re soumettre à élection s'inscrire dans un Parti qui marche bien ou mieux ? Il y a t-il des textes ? Les seuls textes traitent de l'éligibilité (âge, nationalité, droits civiques ...) après le reste n'est que question de l’intéressé.