20 Août 2019
Maigre coup de pouce pour les familles aux revenus modestes. L’allocation de rentrée scolaire (ARS), versée ce mardi à 3 millions de familles pour l’achat de cartables et autres fournitures, a été revalorisée de 0,3 %, soit nettement moins que l’inflation, qui a atteint 1,1 % en juillet sur douze mois, selon les derniers chiffres de l’Insee. C'est fou comme n'ai jamais annoncé ou peu souvent l'inverse. Genre "revalorisée bien au dessus de l'inflation ..." L’ARS fait partie des prestations sociales que le gouvernement a décidé l’an dernier de sous-indexer par rapport à la hausse des prix pour faire des économies. Çà va mieux ainsi en le disant. Le coût de la rentrée ne progresse cette année que de 0,17 % en moyenne, selon l’étude de la Confédération syndicale des familles (CSF). Mais avec de grosses différences selon les classes. « La question de la modulation de l'ARS demeure plus que jamais d’actualité. Elle est très insuffisante pour couvrir les besoins, en particulier pour le lycée et plus encore pour le lycée professionnel », estime la CSF. Cette année, les parents allocataires recevront donc 368,84 euros pour les élèves de 6 à 10 ans, 389,19 euros pour les 11-14 ans, et 402,67 euros pour les 15-18 ans. Comme chaque année, le versement de l’ARS se fait sous condition de ressources.
Coût de la scolarité (en €) publié en 2015 par le Ministère de l'Éducation nationale :

Les frais de cantine, d’internat et de garderie, de 350 à 440 € selon le niveau, constituent le poste le plus important des dépenses des ménages. Très liés aux modes de vie des familles et à l’âge des enfants, ils représentent plus de la moitié de la dépense par élève dans le premier degré, et seulement un tiers au lycée.
La dépense en fournitures scolaires s’élève en moyenne à 150 euros, soit 20 % de la dépense des ménages. Moins importante dans le premier degré (entre 30 et 110 €) que dans le second (entre 200 et 390 €), elle est particulièrement élevée pour un élève de lycée professionnel en raison de la nécessité d’acheter des vêtements de travail et des matériels professionnels spécifiques.
La dépense de transport entre le domicile familial et l’établissement scolaire, inexistante pour un écolier, est deux fois plus élevée pour un lycéen que pour un collégien (100 € contre 50 €). Elle atteint 130 € pour un lycéen professionnel, plus souvent contraint de s’éloigner du domicile familial pour rejoindre la spécialité choisie.
La limitation des coûts est une priorité pour l'Éducation nationale qui depuis quelques années publient des listes "types" de fournitures pour les écoles, collèges et lycées. (voir le lien ci dessous)
Didier toujours Enragé