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Perdir Enragé, Dirmat et Dirécole aussi

Quand la Cour des Comptes parle des emplois du temps des EPLE !

Quand la Cour des Comptes parle des emplois du temps des EPLE !

Quand chef d’établissement adjoint tu fais tes 1ers emploi du temps, ton objectif principal c’est d’arriver de les boucler et les faire tourner avant le jour de la pré-rentrée.

Puis la 1ère année passée, débarrassé de cette première contingence, il va pondérer cet objectif premier de sa connaissance de l’établissement, des personnels, les lectures et critiques, voire des satisfecit qu’il aura récolté lors de cette première vendange.

Cela doit se voir et s’apprécier un peu, notamment à la lecture des analyses et recommandations faites par la Cour des Comptes (2012) à ce sujet lorsqu’elle a travaillé à évaluer les coûts du système éducatif.

Elle rappelle tout d’abord que les textes se bornent à donner cette responsabilité au chef d’établissement car « représentant de l’État, il fixe les services des enseignants en fonction de leur statut » (Code de l’Éducation). Donc qui 18 heures, qui 15 heures, qui un peu plus ou qui un peu moins. Ça c’est la législation. Puis la Cour des Comptes rappelle, dit, s’étonne voire s’étouffe que ces services fixés en fonction des statuts sont en pratique soumis à une règle d’usage qui sont les souhaits émis par les personnels sous forme de vœux annuels tant sur les jours à travailler ou non, les chaînes de jours calculés sur les libertés laissées par samedi et dimanche et permettant des cumuls et fin ou début de semaine et autres motifs ou critères.

Là nous sommes dans « l’usage » et non dans le « réglementaire ». Cela vaut aussi sur la répartition des classes dans le 1er degré où la même Cour s’aperçoit que la règle qui prévaut dans 60 % des cas est celle de l’ancienneté et conduit au résumé qu’elle en fait du « dernier arrivé, dernier servi ».

Réglementaire est sans doute un mot juste mais l’existence des ces feuilles annuelles de vœux relève, pour le chef d’établissement, des attitudes de bon aloi pour faire travailler dans la meilleure atmosphère celles et ceux qui concourent quand même à la réussite d’un établissement, les Professeurs. La Cour relève quand même, non sans humour, que les logiciels d’emploi du temps dits « privés » (EDT, 123, et autres ) permettent de paramétrer les contraintes Professeurs (les fameuses feuilles de vœux) et de construire par « placements automatiques » les cours qui feront « l’emploi du temps ».

Bon je vais faire un commentaire moins « laïque » que ce rapport en me disant que « celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre ».

Ce rapport donc constate qu’une part trop grand faite aux « vœux des enseignants » se fait au détriment des élèves « notamment pour une meilleure continuité des cours dans la journée des élèves, par des sorties trop tardives en fin de journée, ».

Elle constate que les contraintes extérieures (utilisation des équipements sportifs et installations et normes horaires pédagogiques) conduisent les chefs d’établissement à privilégier les élèves dans les emplois du temps en EPS, idem pour les disciplines de SVT, scientifiques, éducation musicale ou plastiques.

Toujours ce rapport qui constate que les mercredis sont des matinées difficiles dans l’établissement des emplois du temps, pour les chefs d’établissement, car c’est la demie journée « la plus refusée » par les personnels dans ces « feuilles de vœux » . La cause du refus du mercredi n’est pas actuellement énonçable, en tout cas de ma part, car des « gendarmes » veillent.

Des contraintes « élèves » bien entendu existent : « le temps de repas à midi, les heures de sortie des élèves de 6ème,

Compte tenu de tout cela et du reste, les emplois du temps première mouture faits, ils ne manquent pas de comporter des trous que les logiciels privés permettent aux chefs de combler et de faire plus ou moins disparaître. C’est la fonction « optimisation » de ces logiciels et la rapport de la Cour, ne manque pas de l’évoquer.

Ce rapport constate qu’après cette étape les chefs d’établissement vont procéder à des positionnement de cours de façon « manuelle » mettant à ce moment là de l’élaboration des emplois du temps, leurs propres contrains qui sont celles des priorités de l’institution.

La Cour des comptes remarque que tout ce travail échappe, en général, à discussion en Conseil d’Administration, Conseil Pédagogique comme à l’ information des Parents et des instances académiques.

Ce travail qualifié de « compromis » par la Cour peut se faire « en perdant de vue l’enfant ... » et elle conclut en énonçant le fait « qu’un bon emploi du temps » constitue le cœur de métier du Perdir.

Et comme le soulignent à bon escient les Perdir auditionnés lors de ce rapport « étant notre coeur de métier, nous n’entendons pas à la partager sous la houlette ou contrôle des parents ou des services académiques ».

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