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Perdir Enragé, Dirmat et Dirécole aussi

Les Parents d’Élèves, combien de divisions, décalage états-majors et les troupes».

Les Parents d’Élèves, combien de divisions, quelles divisions, décalages entre les états-majors et les « troupes ».

Comment sont « organisés » les parents des écoles, collèges et lycées ?

Parlons tout d’abord des effectifs des « divisions »

On dénombre aujourd’hui 17 millions de parents et 12 millions d’élèves. Il y a autant de représentants de parents d'élèves au conseil d'école que de classes dans l'école, soit + ou - 247 000 représentants de parents d'élèves pour l'ensemble des écoles maternelles et élémentaires. Au collège et au lycée, il y a, selon l'établissement, cinq, six ou sept représentants de parents d'élèves dans chaque conseil d'administration. On dénombre donc un peu plus de 45 000 représentants de parents d’élèves aux conseils d’administration dans le second degré.

FCPE, PEEP, DGESCO, IGAEN ont travaillé sur un regard plus fin des ces données quantitatives.

Tout d’abord dans quelles unités se répartissent ces bataillons ? Il n’a été possible que de regarder des très près les résultats aux différentes instances où les parents d’élèves sont appelés à se présenter, puis à voter pour enfin y siéger. Et déjà un premier enseignement se fait jour, celui du décalage quantitatif entre « la troupe » et l’intérêt qu’elle porte à son encadrement. Ou en moins militaire, le désintérêt des parents d’élèves pour le dialogue « collectif avec l’école ». D’où ce que traduisent chaque année les taux de participation, las absences de candidatures, malgré les « ouvertures » faites par l’administration (1 vote par parent et non plus par famille par exemple aux Conseils d’École comme aux Conseils d’administration, extension du vote par correspondance notamment).

Évolution des taux de participation aux élections des représentants des parents d'élèves depuis 2010 dans le premier degré

2019-2020 48,15 %

2017-2018 46,37%

2014-2015 45,86 %

2013-2014 46,03 %

2012-2013 46,57 %

2011-2012 44,28 %

2010-2011 44 %

Évolution des taux de participation aux élections des représentants des parents d'élèves dans le second degré

2019-2020 21,30 % (dont autour de 29 % en collège, 14% en Lycées et 7 % en LP ...)

2017-2018 21,87%

2014-2015 24,17 %

2013-2014 24,59 %

2012-2013 24,90 %

2011-2012 25,02 %

2010-2011 24,71 %

2009-2010 25,40 % (source Ministère éducation nationale)

Ainsi « travailler » avec les parents « élus » c’est travailler avec une représentation reflétant 1 famille sur 2 en écoles , 1 sur 4 en collège et beaucoup moins en lycées.

Mais les parents élus se répartissent ou « représentent » ensuite dans d’autres instances ou lieux soit « informatifs » soit décisionnels.

1er degré : Conseils d’école à raison d’une fois par trimestre, soit 3 fois par an donc 6h pour 246 834 élus.

Vont se rajouter les réunions liées à la coopérative scolaire soit en moyenne 3 par an 2 h donc au total 6 heures par an.

Un élu dans le 1er degré ce sera donc une personne « sans statut » disponible pour 12 heures annuelles et bien souvent dans la plage de 17 heures 19 heures. On assiste là à une sur-représentation des populations dites « inactives » ou issues de la Fonction Publique et jouissant d’autorisations d’absences plus « commodes » à négocier.

Dans le second degré : Les instances et autres « sollicitations » sont beaucoup plus nombreuses et chronophages.

conseils d’administration des collèges et lycées Commissions permanentes 3 obligatoires, 6 en moyenne à raison de 2heures préconisées par bien des textes ce qui amène les 46 585 élus à 18heures de « présence » .

A cela vont s’ajouter conseils de classe soit 4 en moyenne par parent (données FECPE) pour 2h ce qui fait un total moyen par année de 8 heures.

Mais ce n’est pas fini : conseils de discipline, commission de vie scolaire, CESC CHS Divers (AG du foyer socio éducatif, commission du fonds social, commission des bourses...) ce qui a fait évaluer aussi bien à la FCPE, mais enquête croisée avec la PEEP et l’IGNAEN de 1 à 20 heures annuellement pour 46 585 élus au niveau « collège et lycée » .

A tout cela il conviendrait d’ajouter pour les parents élus au niveau des écoles ou des collèges et lycées, les réunions hors « conseils » (réunion parents-professeurs, remises de récompenses, réunions de classes et d’information etc etc.) qui correspondent à :

2,5 heures au niveau des élus dans les écoles ;

17 heures au niveau des élus dans les collèges et lycées.

Petite addition pour le second degré : j’accepte d’être représentant parents élus et j’en prends pour 63 heures dans l’année.

La DGESCO depuis quelques années, en collaboration avec les élus territoriaux (communes conseils départementaux, régionaux), les fédérations de Parents d’élèves, les syndicats patronaux, les syndicats d’enseignants et des Perdir essaient de « définir un statut de l’élu en école ».

Mais le rôle des parents ne se bornant pas qu’à « travailler et représenter » au niveau local, c’est à dire les établissements ils doivent aussi, transparence, information, décision, vie démocratique, être présents dans les organismes paritaires ou non comme les CDEN (lieux des moyens en écoles et DGH en collèges au niveau départemental), CAEN (même chose mais au niveau académique) et CSE (niveau national). Car dans ces instances l’élu ou « l’élite » doit disposer de 70 heures pour les membres du CSE ; –6 heures pour les membres des CAEN ; – 9 heures pour les membres des CDEN (une année vue par la DGESCO).

Ainsi se concrétise ici la « fracture » sociale entre les représentants « locaux » déjà peu représentatifs des « diversités » et ceux qui « nationalement ou à l’échelon légèrement inférieur » sont les interlocuteurs de l’administration « Éducation Nationale ».

A cela il faudrait ajouter que les représentants locaux sont de moins en moins issus des grandes Fédérations, mais un peu « gilets jaunes éducatifs » et donc moins prévisibles se répartissent de plus en plus dans des associations « locales ».

Ainsi 2017 :

1er degré :

les listes parents non constituées en associations réunissent 63,31% des suffrages  soit le plus gros des « troupes » et sans représentation dans les organismes nationaux d’échanges

  • les associations locales non affiliées, 15,31% ;

  • la FCPE, 12,03% ;

  • les listes d’union, 5,5% ;

  • la PEEP, 2,21% ;

  • l’UNAAPE, 1,63%.

2nd degré :

* la FCPE rassemble 43,71% des suffrages ;

  • les associations locales non affiliées, 18,5% ;

  • les listes parents non constituées en associations, 16,63% ;

  • la PEEP, 11,92% ;

  • les listes d’union, 6,34% ;

  • l’UNAAPE, 2,89%.

Au regard de tous ces chiffres, la mobilisation des parents pour telle ou telle action mérite donc que le Perdir notamment, mais la direction d’école fassent preuve de « limite » dans leurs projets et de réalisme quant à leurs objectifs au risque de s’adresser à une minorité et de tourner « un peu le dos » aux grands principes de l’École Républicaine très en vogue, au niveau langage, actuellement.

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