29 Mars 2021
Un enfant victime d'un malaise cardiaque dans la cour d'une école, soins de premiers secours donnés sur place et appel tardif aux services de secours .
Un enfant est victime d'un malaise cardiaque dans une cour d'école ; des soins appropriés lui sont donnés immédiatement puis, les massages cardiaques avec ventilation et utilisation d'un défibrillateur automatique demeurant sans effets, les services de secours sont appelés. Estimant ce délai, de dix minutes, excessif, les premiers juges y aperçoivent une faute résultant d'un défaut d'organisation du service public et ordonnent, par un jugement avant dire droit, une expertise aux fins de déterminer le taux de perte de chance d'éviter le décès de l'enfant lié à ce délai. L'expert a conclu à l'absence de caractère fautif de ce délai en raison notamment de la maladie cardiaque génétique dont l'enfant était atteint, laquelle a provoqué une forte résistance aux manœuvres de réanimation. Le tribunal a rejeté les requêtes à fins indemnitaires dont il était saisi.
Mais les parents font appel de cette 1ère décision et ceux-ci se pourvoient.
Le Conseil d’État annule l'arrêt car il y a bien eu faute dans l'organisation du service public. En effet, même formés et équipés pour ce genre d'incident, les personnels de l'école devaient immédiatement alerter les services de secours tout en prodiguant les premiers soins et non attendre que ces derniers aient échoué.
(12 février 2021, Mme D. et autres, n° 429801)
Ainsi, malgré les soins prodigués par les enseignants (gestes de premiers secours) le Conseil d'État a retenu comme "fautif" le fait de ne pas avoir avoir appelé les services de secours professionnels immédiatement lors du constat de l'accident.