Overblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Aide , informations juridiques et légales pour lycées collèges écoles,

Perdir Enragé, Dirmat et Dirécole aussi

Foire aux Questions septembre 2026

 

1 - Objet : [perditice] Ordre de mission permanent pour la conduite de véhicules

(…) La pratique d'établissement est pour les personnels (éducation nationale et collectivité territoriale) de délivrer un OM pour l'année signée par moi-même.

Le service juridique de Bordeaux indique dès qu'il s'agit de véhicule que la règle est le transport privé ; le transport effectué par des personnels doit rester l'exception exceptionnelle. 

Quelles sont, dans ce contexte, les précautions d'usage à prendre dans le cadre de la conduite d'un véhicule de l'établissement ou/et d'un véhicule personnel ?

Avez-vous des documents types?

Qu'en est-il de la demande de la copie du permis de conduire ? 

Merci pour vos éclairages 

Réponse Perdir Enragé : « Pour chercher dans les archives du Perdir Enragé tu vas sur le cartouche « chercher » (en  haut à droite) et tu tapes deux ou trois mors clés comme « transport élève véhiculer personnel.

https://perdirenrage.over-blog.com/2019/05/un-enseignant-peut-il-transporter-un-eleve-dans-sa-voiture-lors-d-une-sortie-scolaire.html

Pour un ordre de mission pense et pensez, la liste, au blog des gestionnaires. Ainsi j’ai trouvé :

https://www.gestionnaire03.fr/index_htm_files/Transport-eleves-Rennes2015.pdf

La question a été posée au Sénat au Ministre d’alors : voir réponse : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/questions/QANR5L16QE4573

Maintenant il y ait écrit « de façon exceptionnelle ». Le transport par un professionnel est la règle.

Si tu n’as pas disposition d’un véhicule propriété de ton établissement, vois si tu peux te rapprocher d’un EPLE qui en a un (fourgonnette). C’est une possibilité dont j’ai usé dans un précédent collège naguère. Le plus compliqué, s’il est distant, c’est la récupération du dit véhicule de prêt. En cas d’impossibilité vois avec ton SG la possibilité de procéder à l’achat d’un tel véhicule. Tout est question de budget. Ton Conseil départemental peut être sollicité pour subvention et tu pourrais ainsi, aussi, étendre les sorties pour d’autres raisons. Quand l’EPLE est propriétaire d’un véhicule qui lui est propre, un certain nombre de contrainte disparait.

Liens à lire :

- https://www.capautonome.fr/uploads/files/voiture-perso_5fc53f52020b7.pdf

https://www.autonome-solidarite.fr/articles/enseignant-minibus-sortie-scolaire/

https://www.autonome-solidarite.fr/articles/transport/

Dérogations possibles : « Note de service n° 86-101 du 5 mars 1986 (R.L.R. 214-0) : ... extraits ... [...] En règle générale, le transport des élèves pendant les activités scolaires obligatoires et certaines activités périscolaires les prolongeant doit être effectué au moyen des véhicules administratifs aménagés à cet effet ou par des transporteurs professionnels. Le recours à des véhicules personnels [...] est prohibé. Toutefois, deux dérogations sont déjà intervenues. L’une, en faveur de l’USEP [...], l’autre en faveur des membres de l’OCCE [...]. http://www.adateep-aude.com/pdf/Transport_UNSS.pdf

L’ADATEEP est une association de la sphère laïque et militante. Je peux te donner contact avec celle de ton département si besoin.

2 - Je suis à la recherche d'indicateurs concernant le post CAP, le post BAC et l'insertion ... Archipel est en rade et je ne sais pas où trouver ces informations. Est-ce que vous pourriez m'aider ?

Réponse Perdir Enragé : Cela répond-il à ta question ?

https://www.education.gouv.fr/depp/inserjeunes-l-insertion-des-jeunes-apres-une-formation-en-voie-professionnelle-307956

3 - Je suis dans un EPLE sans agent logé.
Il n'y a plus d'agent d'accueil.

Pour fermer le soir, c'est le dernier qui part.… en quelque sorte le chef ou le secrétaire général.
C'est ce que nous demande le département. (Nous sommes les 2 logés en NAS)
La question se pose aussi si personne ne loge. Fermer mon bureau et mettre l'alarme, pas de soucis. Passer 30 min le soir à vérifier et fermer les portes, fenêtres, volets, etc.… il me semble avoir d'autres priorités sur l'utilisation de mon temps de travail. Il y a-t-il quelque chose qui cadre la responsabilité de fermeture et de la ronde du soir ?

Réponse du Perdir Enragé : Je remonté petit à petit les mails questions en retard et j’approche du
haut « de la pile, d’autant que le 1er degré avec des dirlingues toutes
neuves et tous neufs, ils me posent des questions quand ils ont des
directions pour la 1ère fois . Dans les cartons de Ministère il y a le
projet des EPLE du 1er degré, putain il va falloir que j’embauche une ou un
secrétaire. Je préfèrerai « une » mais la pensée unique veille et il faut
que je me tienne< à carreau sinon camp de travail, avec les journalistes de
CNews, ceux (enfin celles et ceux …) de Valeurs Actuelles et plus encore ….
C’est difficile d’être dans un camp quand dans ce dernier tout fout un peu
le camp.

Mais là n’est pas la question, c’est « qui qui s’est qui ferme les lourdes
et les fenêtres et même, à y être, les ordis ? ».

Et bien vous n’allez pas « me croive »  n’a pas foule de textes sinon quand
il y a u agent logé ou des logés par NAS.

Alors j’ai commencé par le blog des intendantes et intendants (ch’uis
discipliné et genré à mort …) et leur titre est éloquent : « Les portes ce
sont comme les gueules, ça se ferment ». Le ton est lancé et « civilités »,
« bon sens » passent bien avant une liste des personnels qui y seraient
astreints. Pour les ordis avec les attaques russes ou chinoises mieux vaut
là aussi se tenir à carreau.

Alors avant de pousser des coups de gueule, la ou le SG accompagné-e de la
ou le Perdir   vont devoir se retrousser les manches et se pencher sur les
tablées saintes de la Loi même s’il n’y a pas de « buisson ardent » dans
l’EPLE : le règlement Intérieur.

Excusez-moi mais j’ai envie de mal parler ou de parler à l’envi dans avec
un langage non châtié mais tous ces profs qui chialent pout avoir des clés
et pas que de sol (clin d’œil aux profs de musique aux champs comme des
sous-préfets) c’est pour s’en servir et donc « ouvrir » comme « fermer ».
Et quif quif pour les fenêtres. Oiseaux et autres objets volants, le soir
venu, et que l’alarme est mise, ça te les démarre genre minuit et quand tu
es logé par NAS tu prends la torche et en avant cocote. J’habitais à deux
cents mètres du collège et parfois j’avais les ch’tons …  Alors en avant la
plume et rédaction serrée du R.I et vote en C.A.

https://secure-web.cisco.com/1kifJuhQSmtvc4JpQx8v3Gv6Oora09lSoAdoJNLZKKcWDAxQVdWC-guD0EIgFOKqKJYGZfPVgma3821EoJVn8xY7a-140rG72vUqTj3dOPK2mWWM6idqkOmjTxTwLjVSMmTsDD-BQTJckK_PKiI7gHvTTb59NLhfhWKreo9MqvF5bOsBxU8TEo9yTpbIoRfOGa4DAeRTyp3QoIPLrJ5uJJP67_7Xx1FIjv8EOCvcXix6s_cq7JKvx6ravzikXOxPfmRKAqALCc4FBOZX8DftZBDUnK0SkJrtBQ4fjrD6M53rHrZY5IaCs_LnnwiRtKeeHpa6C-KUgJgrZE3XJe5-ZpcB-CIHHK6Alrt4fpt113RTjDPZVGu3s4z82lFSvHo9p42uSTjfVXt1oTkdE_OIltoQLbksaqlDM7WZGid2R5XcXkD5Q9AOR75edz3FrbUxMCY5OH59WCzYQLIHHVb6AIrNshrqTolXq8TENaTdOq2ZFLrTdvO-o4St_I9URinzM/https%3A%2F%2Fgestionnaires.actifforum.com%2Ft42743-fermeture-des-portes

Conformément à l’article R.421-10 du code de l’éducation, le chef ou la
cheffe d’établissement en qualité de représentant ou représentante de l’État
au sein de l’établissement, « est responsable de l’ordre dans
l’établissement. Il ou elle veille au respect des droits et des devoirs de
tous les membres de la communauté scolaire et assure l’application du
règlement intérieur ».

Alors après qui du SG, du Perdir, de l’ajoint-e met l’alarme, vérifie la
force (feue ma grand-mère appelait l’électricité comme ça …) et les fenêtres
comme portes, ce peut être le dernier ou la dernière ou bien on s’appelle et
on s’attend.

4 - Demande de professeurs : garder leur enfant au collège tous les mercredis matin de 8h20 à 9h20. Un couple de professeurs me demande s'ils peuvent venir avec leur enfant (scolarisé en primaire) tous les mercredis de 8h20 à 9h20, afin qu'il puisse aller à son cours de guitare à 9h20 à côté. Ils habitent loin et travaillent tous les 2. Apparemment l'année dernière mon collègue autorisait la présence de leurs enfants (il y en avait plusieurs) de temps en temps dans la salle des profs. Là c'est 1, tous les mercredis 8h20 9h20. J'ai demandé un temps de réflexion. Mais je ne souhaite ni que l'enfant soit en salle des profs, ni dans leur salle de classe. Qu'en pensez-vous ?

Réponse du Perdir Enragé : Pour les enfants des enseignants qui accompagnent le ou leurs parents, j’ai fait article dans le Perdir Enragé : C’est délicat mais pas impossible https://perdirenrage.over-blog.com/2026/03/une-enseignante-peut-elle-venir-garder-son-propre-enfant-en-cours.html

5 - une PP de 5ème a reçu une invitation pour participer à l'ESS d'un de ses élèves. A l'heure dite, pas de PP. On la cherche et trouve en salle des profs. Elle dit que qu'elle a reçu une invitation et pas une convocation, donc elle ne vient pas, même si elle n'a pas cours. Elle est représentante du syndicat XXXX. Avez-vous des cas similaires ? Auriez-vous entendu parler d'une campagne syndicale contre les ESS ? Le Perdir Enragé a-t-il des textes sur lesquels s'appuyer pour imposer la participation aux ESS ?

Réponse Perdir Enragé : Je passe rapidement sur l’argument de ce professeur faisant une différence entre « invitation » et « convocation ». Si une convocation est formelle et ne peut souffrir de refus, l’invitation en cas de refus doit être motivée. Mais revenons tout d’abord aux obligations des professeurs. (Voir le dossier que je vous ai moultes fois « envoyé » et dont je dis à garder à portée de main et qui est « en pièce jointe ») : « Dans les statuts particuliers des personnels du second degré, il est mentionné que les

professeurs « assurent le suivi individuel et l’évaluation des élèves et contribuent à les conseiller dans le choix de leur projet d’orientation », les conseillers principaux et conseillers d’éducation « sont associés aux personnels enseignants pour assurer le suivi individuel des élèves et procéder à leur évaluation. En collaboration avec les personnels enseignants et d’orientation, ils contribuent à conseiller les élèves dans le choix de leur projet d’orientation ».Les ESS entrent elles dans cette obligation (suivi individuel des élèves ? » :

 Article D351-10 Version en vigueur depuis le 13 décembre 2014

Modifié par DÉCRET n°2014-1485 du 11 décembre 2014 - art. 8

L'équipe de suivi de la scolarisation, mentionnée au deuxième alinéa de l'article L. 112-2-1, comprenant nécessairement l'élève, ou ses parents, ou son représentant légal ainsi que l'enseignant référent de l'élève, défini à l'article D. 351-12, facilite la mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation et assure son suivi pour chaque élève handicapé. Elle procède, au moins une fois par an, à l'évaluation de ce projet et de sa mise en œuvre sous la forme d'un document défini par arrêté conjoint des ministres chargés de l'éducation nationale, de l'agriculture et des personnes handicapées. Cette évaluation permet de mesurer l'adéquation des moyens mis en œuvre aux besoins de l'élève. Ce document est adressé par l'enseignant référent à la maison départementale des personnes handicapées et à l'élève majeur ou, s'il est mineur, à ses parents ou son responsable légal. Il est également adressé au directeur d'école, au chef d'établissement ou au directeur de l'établissement ou du service médicosocial chargés de la mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation. »

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029892066.  A ce titre l’ESS entre bien dans les obligations des membres qui la composent.

A garder à portée de la main : https://blog.juliendelmas.fr/IMG/pdf/obligations_des_personnels_enseignants_du_second_degre_des_personnels_d_education_et_d_orientation_et_action_disciplinaire_-_dpe_2000.pdf

Pour aller plus loin : Pour compléter la réponse faite au collègue Perdir pour donner suite à professeur refusant de participer à une ESS à laquelle il était « invité » et non « convoqué », modèle d’invitation pour entretien et rappel des missions attendues par tout professeurs dans le cadre règlementaire de ses obligations : https://static.grisdoc.com/media/docs/4982/lettre-de-mission-1_1.png. Ce qui est surligné en vert vous permet de préciser le rappel de vos attentes.

6 - : Depuis septembre je suis dans un établissement où les parents viennent signer des décharges régulièrement afin de récupérer les élèves entre des cours pour éviter des heures de permanence. Cela pose problème pour plusieurs raisons : accueil sans cesse des familles qui traversent la cour pour se rendre en vie scolaire, allées et venues d'élèves et surtout de nombreuses absences, les élèves ne revenant pas très souvent ; Est-il légal de pouvoir signer des décharges ainsi ? D'autre part je souhaite que désormais les parents ne puissent plus entrer sans autorisation . Comment puis-je procéder en sachant que les familles sont très procédurières ?

Réponse de Perdir Enragé : Excuse cette réponse tardive que je viens de retrouver dans mes mails et réponses en retard. Pan sur mes doigts. Je viens de relire ta question et il y a un gros souci dans l'habitude prise par les parents : tu écris : " les parents viennent signer des décharges régulièrement afin de récupérer les élèves entre des cours pour éviter des heures de permanence." En aucun cas les parents peuvent venir récupérer leurs enfants "entre des heures de cours" sauf si c'est pour se rendre à des rendez-vous médicaux "rituels" (orthophoniste, CMPP ou autres ...). La surveillance des élèves est continue et s'étend de la rentrée des élèves jusqu'à l'heure de sortie (horaires certifiés par les EDT). Exceptions faites bien entendu et avec l'accord des parents pour les heures de début de journée et en fin de demi-journée quand absences inopinées de professeurs. Dans ces cas-là (absences inopinées, la 1ère des réponses ,reste la mise en place des remplacements de courtes durées seules réponses aux heures de permanence des élèves.  Donc entre les cours ce sont bien entendu "les permanences". Les Aed sont recrutés à cet effet. D'autant que depuis quelques temps ils ont acquis sous conditions d'ancienneté la CDIsation et que les syndicats posent même la question de la "titularisation". .. Le R.I doit être clair sur ce point et s'il ne l'était pas il est à modifier.

Je te mets en extrait de la réponse de ministre de l'Éducation à une question similaire d'un sénateur : Réponse du ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse publiée le 14/03/2024 L'article L. 511-1 du code de l'éducation dispose que les obligations des élèves consistent dans l'accomplissement des tâches inhérentes à leurs études. Elles incluent l'assiduité et le respect des règles de fonctionnement et de la vie collective des établissements. L'obligation d'assiduité des élèves consiste notamment à respecter les horaires d'enseignement définis par son emploi du temps. Ainsi, aucune obligation n'impose aux collégiens d'être présents au sein de leur établissement en dehors des heures d'enseignement. Il appartient à chaque collège au sein de son règlement intérieur adopté par le conseil d'administration de l'établissement de préciser le régime des sorties pour les élèves internes, demi-pensionnaires et externes. Dans les faits, les dérogations visent essentiellement les élèves qui ne fréquentent pas le service de restauration du collège afin de leur permettre, en cas d'absence d'un professeur en fin de matinée ou en début d'après-midi, de ne pas être présents au sein du collège. Par ailleurs, le remplacement des professeurs absents constitue une priorité du service public de l'éducation. Son efficacité dans les collèges répond à des objectifs de continuité pédagogique et de garantie de la qualité de ce service public rendu aux élèves et à leur famille."

Texte intégral : https://www.senat.fr/questions/base/2024/qSEQ240109698.html

7 – « Je me permets de vous contacter car j’aurais besoin de votre avis sur une question concernant la gestion des retards au collège. Les CPE demandent à modifier le règlement intérieur pour prévoir que le portail ferme 5 minutes après le début des cours. Pour M1, M2 et S1, une réouverture regroupée serait prévue 25 minutes plus tard. Pour les autres créneaux, l’élève retardataire devrait attendre l’heure suivante pour entrer. La question qui m’interroge est la suivante : l’élève mineur, qui s’est présenté devant le collège mais arrive après la fermeture, resterait à l’extérieur, sans surveillance, jusqu’à l’heure suivante. L’objectif est de réduire les retards et d’éviter que la vie scolaire soit mobilisée à chaque arrivée tardive.  L’élève serait comptabilisé absent pendant cette période. Pensez-vous que cette disposition soit juridiquement sécurisée dans un règlement intérieur, notamment au regard de l’obligation de sécurité du chef d’établissement ? Je vous remercie beaucoup par avance pour votre éclairage.

Réponse du Perdir Enragé : Vous  me dies : : « Pensez-vous que cette disposition soit juridiquement sécurisée dans un règlement intérieur, notamment au regard de l’obligation de sécurité du chef d’établissement ? » Le principe : « La surveillance des élèves doit être assurée pendant la totalité du temps scolaire, c’est à dire pendant la durée où l’élève est confié à l’établissement (Article L.911-4 du code de l’éducation). Dans le cas particulier des transports scolaires, le laps de temps qui s’écoule entre la sortie de l’établissement et la montée dans les cars n’est pas considéré comme du ressort de l’établissement et la responsabilité d’un incident sera recherchée d’abord auprès de l’organisme de transport ou de la commune. Il demeure que laisser sans surveillance un groupe d’élèves sortant du collège à proximité de celui-ci sous le prétexte que le service des AED est terminé apparait difficile à défendre. La présence d’élèves de l’établissement, à ses abords et après les cours, ne saurait être délibérément ignorée et, s’il est informé, il incombe au chef d’établissement la responsabilité de prendre des mesures pour assurer la surveillance des élèves le temps nécessaire. » Jurisprudence permanente. On peut entendre que la durée durant laquelle les élèves sont confiés à un établissement sont les moments décrits dans les emplois du temps. Les élèves sont soit en cours soit en permanence (absence des professeurs). En cas de litige seuls les EDT font foi (c’est pour cela que les EDT sont des actes administratifs officiels pris par le chef d’établissement et ne peuvent être modifiés que par lui (ou son adjoint-e ou le secrétaire général) et non par des professeurs, des CPE ou des Aed qui ne sont pas des représentants de l’État dans l’EPLE. Ils n’ont pas « juridiquement » cette compétence.  

L’obligation de surveillance dans les EPLE : https://pedagogie.ac-strasbourg.fr/fileadmin/pedagogie/cpe/Ressources_juridiques_et_reglementaires/Textes_et_bulletins_officiels/Circulaire_96_248_du_25.10.1996.pdf

Donc pour ta question les élèves retardataires, au regard des EDT, ont donc le statut « d’absent » et leurs absences sont gérées comme telles.

Mais car il y a toujours un mais, la réalité médiatique n’est pas la réalité juridique. Imaginons un groupe d’élèves retardataires présents devant le portail du collège fermé car les élèves sont des retardataires et ils doivent attendre l’heure suivant pour son ouverture, et que ces derniers soient fauchés par une voiture folle (actualité récente). L’utilisation médiatique fera du chef d’établissement le responsable des dommages. Les recours divers (doit de réponse, poursuite en diffimation etc. peuvent prendre des mois voire des années et c’est difficile à subir et à gérer.

Si tu regardes la circulaire donnée en lien, il y est stipulé que (voir Champ de surveillance) « Dans le respect des principes définis ci-dessus, chaque règlement intérieur précise de façon explicite les modalités d'organisation de la surveillance des élèves, les autorisations qui peuvent leur être données, les sanctions éventuelles. C'est un acte important qui à la fois traduit un projet d'éducation et met en place les conditions d'un fonctionnement équilibré de l'établissement, permettant de prévenir les risques et d'assurer la sérénité de la vie scolaire. »

C’est ici que dans votre R.I il faudra expliciter clairement le cas des élèves arrivés en retard :

  • Horaire fermeture portail établissement
  • Recensement des élèves en retard
  • Accompagnement en étude « dédiée » et donc sans forcément un temps pour faire ses devoirs ou y être aidés
  • La punition associée à ce type de cas

Pour résumer : - Gestion décrite dans le R.I

  • Pas d’élèves retardataires groupés devant le portail
  • Notion de punition arrêtée pour que les retards ne soient pas u stratégie de contournement scolaire

(…)

8  - Question sur internat d’hébergement différent que EPLE de scolarisation :

Nous avons dans le collège une section sportive à recrutement large, 7 collégiens sont internes et sont accueillis dans le lycée voisin. (il y en avait beaucoup plus par le passé apparemment) Quelles sont les règles et usages ? En termes de responsabilité lors du temps de présence à l'internat, en termes de règlement intérieur (pour moi c'est le RI de l'internat du lycée qui s'applique), en terme de gestion de l'irrespect du RI de l'internat par nos collégiens.

Réponse du Perdir Enragé :  Bien entendu c’est le R.I de l’établissement d’accueil qui s’applique. C’est aussi le cas quand l’EPLE accueille des correspondants étrangers et qui ont le droit de porter en classe le voile. C’est le R.I de l’établissement, et dans le cas pris la Loi du pays d’accueil. J’ai connu ce cas avec des correspondants d’Italie. Nous aurions dû « appréhender » la situation et mettre fin momentanément à cet échange (réponse de la DSDEN contactée). Le droit scolaire est calqué sur le droit commun. La législation qui s’applique est celle du territoire où l’on est et non pas celle d’où on vient. Confère les limitations de vitesse par exemple qui ne sont pas les mêmes d’un département à l’autre.

En revanche il y a une différence, en internat, entre collège et lycée. Pour cela télécharge des R.I d’établissements et tu verras que, suivant l’âge des élèves (la barre souvent est mise au niveau de la 3ème ) les heures d’extinction ne sont pas forcément les mêmes, les heures de sorties « libres » du mercredi ne sont pas les mêmes. L’EPLE d’hébergement aura tout intérêt à mettre au point et faire voter en C.A un R.I qui prennent en compte la spécificité des deux publics hébergés. Pour l’ingérence, c’est sans doute à ce niveau qu’il te faudra intervenir, ce qui te permettra de poser la question du suivi des retards et absences.

9 – "un personnel enseignant de mathématiques, engagé par ailleurs en qualité de réserviste, un EDT adapté d'ailleurs : une journée au moins de libérée et mon accord l'an passé de suivre une formation sur 15 jours avant vacances de fin d'année... Un personnel engagé dans aucune instance, aucun projet, multipliant les photocopies en fin d'année pour préparer l’année qui suit, pointer devant élèves et leur distribuer L'établissement : seconde rentrée et qui près des 2 tiers de ses personnels renouvelés avec qq 100 élèves supplémentaires. Aussi, je sollicite ce personnel pour la fonction de PP. Sur 43 enseignants, seuls deux ne sont dépositaires d'aucune missions liées à l’enseignement. Le we dernier, veille du lundi de pré rentrée, je reçois un courriel pour m'informer que non seulement je ne pourrai compter sur sa présence parce que son avion n'a pas décollé, et en plus pour me signifier que puisque la mission de PP est refusée, son absence ne pose aucun problème, ce personnel se dédouanant de participer à l’accueil des élèves lors d'une rentrée échelonnée et depuis longtemps. Quelques échanges s'en suivent, lui signifiant que j'entends que nous nous reparlerons de la mission de PP mais que je lui demande tout de même de nous "dépanner" en accueillant les élèves mercredi. La réponse est rapide  : non (Sic !) argüant de son refus d’être PP et de sa fatigue en lien avec le décalage horaire. Dont acte, je demande à la CPE de la remplacer mais maintient une rencontre dans mon bureau ce jeudi. Énième fin de non-recevoir me sortant les textes sur sa possibilité de refuser puisque l'accord de l'intéressé est requis sauf que le fait que je puisse l’imposer n'est pas abolie. Bref , je compte la convoquer cette fois, pour non pas lui demander d’honorer une mission qui dans ces conditions sera menée au détriment des élèves et des collègues mais surtout pour un rappel de ses missions  duquel sortira un écrit pour mémoire

Réponse Perdir Enragé : » Curieux ton collègue enseignant. Tu lui as prouvé ta bienveillance quant à son sa qualité de réserviste et l’aménagement de son edt et aussi quant à son stage en fin d’année. Visiblement il ne te renvoie pas l’ascenseur … Déjà tu pourrais le rencontrer « non formellement » dans ton bureau pour lui faire part de ton étonnement voire tes regrets. Non que tu attendisses un retour mais c’est ainsi que l’on doit travailler en équipe pour qu’elle prenne tout son sens au bénéfice des élèves et des usagers comme les parents d’élèves notamment.

Il serait bon de rappeler « confraternellement » à ce collège que son IPR évalue son travail mais aussi la cheffe d’établissement quant à son rayonnement. Par « rayonnement » on entend « l’implication et l’investissement » dans la vie de l’établissement comme HSA acceptées (jusqu’à 2), IMP, volontariat PP, conseil pédagogique etc … S’il n’est pas question de tout faire et cumuler, le travail des uns, allège aussi celui des autres. Quant aux chefs ils ne peuvent noter sans se reposer sur une base réelle, comme les profs ne peuvent évaluer leurs élèves sans se reposer sur des bases réelles.  

Il a refusé d’être PP et malheureusement il est dans son droit car le Ministère s’est trouvé « lâche » sur cette question. Élève de CET (ancien Lep) et passant un CAP de comptable mécanographe ma PP s’appelait madame Axxx. 55 ans plus tard je me souviens d’elle (j’en étais secrètement amoureux …). PP elle assurait surtout le suivi et l’orientation de ses élèves, et cela n’a pas changé d’ailleurs. La relation privilégiée entre ses élèves et elle en faisait et donc en fait autre chose qu’un enseignant mais aussi un mentor, celui ou celle auprès de laquelle ou duquel on peut se confier (qui est le plus apte à recueillir la parole de l’élève harcelé, brusqué, non aidé par ses parents d’un milieu peu enclin à ce travail). Bref sur une classe de 13 en CAP, la moitié sur ses conseils nous passerons le BEP puis demanderont une 1ère d’accueil en LEP et à l’issue de la terminale serons tous doté d’un bac G2 (celui moqué par Michel Sardou dans une de ses chansons …). Mon rêve c’était d’être instit et c’est grâce au rôle et à la perception de ce rôle par notre PP que j’ai passé (avec autorisation car j’étais trop âgé) le concours, avec succès, de l’École Normale, puis l’entretien plus tard de direction d’école puis le concours de Perdir. Si j’étais encore en activité, j’appellerais une salle du Bahut salle « Madame Axxx PP d’une classe CAP Mécanographe Collège d’enseignement technique Lucien Sampaix Saint Cyr l’école ».  Ton professeur « réserviste » qui visiblement aime « servir » sait-il ou mesure-t-il que c’est un objectif grandiose que de se savoir honoré par ses élèves. Je serai plus tard, bien plus tard, à la remise des palmes académiques de bien des collègues mais plus de Madame Axxx dont j’ai cherché en vain le nom chaque 14 juillet sur les publications parues au B.O. Je pense qu’à 73 piges aujourd’hui je lui dois tant et une bonne part de mon appétence pour l’École, je la lui dois. Bon j’arrête là une histoire d’amour secrète et jamais tout à fait éteinte. Parle lui avec ton cœur à ce professeur. Nous ne sommes pas là que pour transmettre des savoirs mais aussi pour transmettre des valeurs d’altruisme. Quant à l’absence « aérienne » de ce professeur et ses décalages horaires, il faut qu’il affine sa conception de son métier et de son rôle et c’est le nôtre, plus anciennes et anciens de transmettre quelques principes. Je me rappelle aussi de cet inspecteur du 1er degré qui arrivait toujours en avance quand il procédait à des inspections dans nos écoles. Il nous disait « je ne viens pas en avance pour vous fliquer, mais ce temps correspond au temps qu’il me faudrait pour changer une roue et être à l’heure ». Ton professeur parle encore B.O et code de l’éducation quand il lui faut apprendre à parler « bon sens ».  XXXX  excuse-moi de cette réponse surement trop anecdotique mais restons toutes et tous convaincus que notre métier n’obéit pas qu’à des textes lois et règlements et que notre mission « d’instruire et transmettre » vaut pour nos élèves mais aussi pour nos professeurs. Quand on ne transmet ou instruit plus, on réprime …

10 -  « Je souhaiterais savoir si (…) vous auriez un modèle de convention tripartite à me transmettre. La situation est la suivante : la section Handball de notre établissement se rend dans un autre établissement, et le transport est financé par l’Association Sportive de Handball de la ville. Nous souhaiterions donc mettre en place une convention entre les trois parties afin de formaliser cette prise en charge.

Réponse du Perdir Enragé : Bonjour XXXX,

Je t’envoie un modèle de convention qu’il te faudra adapter bien sûr. Convention « on contracte » et là vous seriez trois : toi et tes élèves transportés, eux établissement d’accueil qui accueille et l’association qui transporte. Pour toi qui es transportée (nombre voire noms et prénoms), les jours et heures et qui « encadre ». L’association qui la rémunère éventuellement et combien. J’espère que cela te sera utile. Didier

https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/document/Convention%20type%20d&%23039;organisation%20d&%23039;une%20mobilit%C3%A9%20physique%20dans%20le%20cadre%20d&%23039;un%20partenariat%20scolaire-252039.pdf

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article